CULTURE

Le kunyaza et l’orgasme féminin à la rwandaise

Aujourd’hui nous allons aborder la sexualité, plus précisément l’orgasme féminin. Eh oui! Ce fameux Graal réputé difficile à atteindre. Pourtant, il existe une méthode pratiquée par nos amis Rwandais et répondant au doux nom de Kunyaza, qui permettrait d’envoyer Madame au 7ème ciel très rapidement.

Par Sandrine D. / nofi.fr

Ahhhhh l’orgasme, cette sensation qui nous fait perdre la tête !!! Le sang qui fouette dans les veines, le souffle qui se fait court, ce tsunami de plaisir intense qui nous inonde entraînant gémissements, soupirs et cris! Cette impression de fondre dans l’éternité, d’exploser de bonheur, de mourir pour mieux renaître, toute une poésie que l’on devrait connaître chaque jour. Malheureusement, si presque tous les hommes connaissent cette extase lors de chaque rapport sexuel, pour les femmes c’est une autre paire de manches. Et la raison est en grande partie anatomique.

En effet, le sexe féminin est composé de deux parties. Le vagin, sorte de fourreau interne humide, chaud et extensible qui permet l’union sexuelle mais… d’où naissent aussi les bébés. C’est pour cette dernière raison que le vagin est faiblement innervé, donc peu sensible. Sinon, lors de l’accouchement, la douleur serait telle qu’elle entraînerait un arrêt cardiaque. Les nerfs, qui permettent le plaisir sexuel sont principalement concentrés sur la vulve, zone externe de l’organe sexuel féminin, et composée du clitoris, des nymphes (petites lèvres) et des grandes lèvres, qui enserrent l’entrée du vagin. La stimulation de la vulve et surtout du clitoris est donc essentielle pour offrir du plaisir à une femme.

le kunyaza

Description de la vulve

Ainsi, dans certains endroits du monde, ces zones sexuelles sont excisées afin de limiter, voire supprimer le plaisir sexuel féminin. Car il est supposé qu’une femme qui ne connaît pas la jouissance éprouve peu d’intérêt pour la chose, ce qui limite les risques d’infidélité. Au Rwanda, au contraire, le plaisir féminin est valorisé et un homme capable de combler sa femme la rend épanouie, heureuse et fidèle. Et c’est là que le kunyaza, véritable caresse magique entre en jeu.

La légende raconte que la Reine du Rwanda se languissait de son époux parti en guerre. Frustrée, elle fit appeler un serviteur chargé de la satisfaire sexuellement. Celui-ci, craignant les foudres du roi, approcha d’une main tremblante son « bangala » mais ne put pénétrer la reine. Cependant, les mouvements saccadés de son pénis contre la vulve de la reine déclenchèrent chez celle-ci une jouissance si fabuleuse que son intimité la plus profonde libéra de l’eau, de l’eau et encore de l’eau, tellement qu’il se forma le lac Kivu.

La technique du kunyaza, signifiant« faire pisser » était née. Depuis, les généreux amants rwandais mettent un point d’honneur à satisfaire Madame avant de penser à leur propre plaisir.

Pour ce faire, ils stimulent toute la vulve avec leur pénis, par de légers tapotements sur le clitoris, des frottements et des glissements le long des petites et des grandes lèvres. Mais ce n’est pas tout, car même si le vagin est très peu innervé, il possède deux zones précises riches en nerfs et très érogènes. La plus proche nommée Point G et située à une distance de 3 à 4 cm de profondeur sur sa face antérieure, et l’autre plaquée contre le col de l’utérus. Leur stimulation par un amant talentueux déclenche chez la femme des orgasmes d’une jouissance i-né-ga-lée. Et cela aussi, les Rwandais le savent. Ils entrecoupent la stimulation externe de la vulve par le gucuga (mouvements secs et rapides du pénis vers le point G) et le gucumita (poussées profondes contre le col de l’utérus), qu’ils agrémentent de mouvements circulaires exagérés contre les parois vaginales.

Cette triple stimulation du kunyaza fait littéralement décoller les Dames et selon les sexperts initiés, elles deviennent imparablement des femmes-fontaines. L’éjaculation féminine qui s’ensuit est composée du même liquide translucide et légèrement salé que le sperme, les spermatozoïdes en moins. Elle symbolise l’épanouissement sexuel et le bonheur conjugal.

Messieurs, il ne vous reste plus qu’à vous inspirer du kunyaza pour combler votre chérie au lit (ou sur la machine à laver, sur le canapé, dans la voiture…😁). Mais avant de commencer, prenez dix minutes pour câliner votre femme, lui dire à quel point elle vous plaît et l’embrasser partout. Car si la simple vue d’un corps féminin dénudé suffit à exciter un homme -avouons que la femme est une oeuvre d’art- ce sont surtout les caresses et les mots doux qui émeuvent celle-ci.

Une fois le moment venu de stimuler sa vulve, soyez très doux et tendre afin de ne provoquer aucune douleur ou sensation désagréable. Imprimez des mouvements lents de bas en haut, des zigzags exquis, des cercles de plus en plus concentrés bref, torturez Madame de plaisir. Vous pouvez employer la même technique avec votre main lors de la pénétration, ou avec votre bouche pour un délectable cunnilingus. Et retenez bien ceci : si le cœur de votre dulcinée ne bat pas la chamade, si son triangle des délices n’est pas très lubrifié et que sa peau n’est pas moite, c’est que ce n’est pas fini.

« Il n’existe pas de femme frigide, il n’y a que des hommes maladroits. » Boris Vian

le kunyaza

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Originaire de la Caraïbe, je suis une amoureuse de nos riches et fascinantes cultures noires. J'aime particulièrement conter nos belles histoires.

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