HISTOIRE

Cinq citations de Patrice Lumumba

On vous propose ici cinq citations d’un des héros de la lutte pour les indépendances africaines, à savoir le Congolais Patrice Lumumba.

« Les colons ne se préoccupent pas des besoins de l’Afrique. Ils sont attirés par les richesses de l’Afrique et leurs actions sont guidées par leur désir de préserver leurs intérêts en Afrique contre la volonté du peuple africain. Pour les colons tous les moyens sont bons pour qu’ils puissent posséder ces richesses. (traduction personnelle de la version anglaise d’un texte prononcé en août 1960 à Léopoldville). »

« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.(Dernière lettre à son épouse Pauline, novembre 1960) »

« Ces divisions, sur lesquelles se sont toujours appuyées les puissances coloniales pour mieux asseoir leur domination, ont largement contribué -et elles contribuent encore -au suicide de l’Afrique (Juin 1960, discours de l’indépendance). »

« Nous savons tous, le monde sait, que l’Algérie n’est pas française, que l’Angola n’est pas portugais, que le Kenya n’est pas anglais, que le Ruanda-Urundi n’est pas belge. Nous savons que l’Afrique n’est ni française, ni britannique, ni américaine, ni russe, mais Africaine. » (Conférence de Léopoldville, août 1960)

« Nous connaissons l’objectif de l’Occident. Hier, il nous divisait au niveau des tribus, des clans, des chefferies. Aujourd’hui, parce que l’Afrique est libre, il veut nous diviser au niveau des Etats. Il veut créer des blocs antagonistes, des satellites et (…) accentuer les divisions afin de maintenir sa tutelle éternelle. » (Conférence de Léopoldville, août 1960)