POLITIQUE

Audrey Pulvar émue aux larmes en évoquant « la menace » FN

La journaliste Audrey Pulvar était, mardi 2 Mai dernier, sur le plateau de C à vous, sur France 5, afin de parler de la décision de la direction de CNews de la suspendre temporairement. La martiniquaise fera de nouveau part de sa crainte de la montée du Front National avec beaucoup d’émotion.

Tout a commencé mardi 25 Avril, lorsque Laurence Rosignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, mais aussi sénatrice de l’Oise a lancé une pétition intitulée : « Féministes, nous ne voulons pas du Front national. Nous votons Emmanuel Macron!« . Rappelez-vous, Mme Rossignol était celle qui avait fait un parallèle pour le moins stupide entre l’esclavage et le port du voile par les femmes musulmanes. Invitée sur RMC mercredi 30 mars 2016, elle avait répondu, lorsqu’on l’interrogeait sur le voile islamique :

 » Bien sûr qu’il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage (…). Je crois que ces femmes sont pour beaucoup d’entre elles des militantes de l’islam politique… »

Voici la vidéo de l’émission où la ministre de la famille prouve avec quelle décontraction elle utilise le mot « nègre » :

Bref, désormais Laurence Rossignol lutterait contre le racisme qu’incarnerait le FN… Ainsi donc, dans cette pétition hostile au parti d’extrême droite la ministre affirmait notamment que :

« l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle serait une défaite pour les femmes »

Quand une ministre ayant tenue des propos racistes lance une pétition antiraciste…

La supplique de la ministre PS fut signée par de nombreuses personnalités féminines. Audrey Pulvar, fille du fondateur et premier secrétaire général du Mouvman endépandantis matinitjé [1], faisait elle aussi partie des signataires, ce qui lui valut d’être suspendue par la chaîne CNews. En effet, en sa qualité de journaliste, Audrey Pulvar aurait dû, à 11 jours de l’élection présidentielle, observer son devoir de réserve et de neutralité. Le porte-parole de CNews dira d’ailleurs à ce sujet :

« Des journalistes ne doivent pas préciser pour qui ils votent »

Le Front National directement ciblé par la pétition à rapidement fait savoir son mécontentement et a dès le lendemain dénoncé l’impartialité et le manque de déontologie de la journaliste née à Fort-de-France. D’abord avec un Tweet du Vice président et porte-parole de campagne du Front National

Puis, avec la demande de suspendre la participation de Mme Pulvar aux émissions politiques de David Rachline, le sénateur-maire FN de Fréjus et directeur de campagne de Marine Le Pen.

Un tweet assorti d’une lettre où l’élu « frontiste » dénonce le manque de déontologie journalistique de l’ex-conjointe d’Arnaud Montebourg.

Ainsi, temporairement suspendue, Audrey Pulvar pouvait tout de même compter sur le soutien de SOS Racisme ou encore de Mme Valaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche…

Mais Mademoiselle Pulvar a refait parler d’elle il y a peu, sur le plateau de C à vous sur France 5 lorsqu’elle s’exprimait sur la décision de la direction de CNews de l’écarter temporairement de l’antenne. Lors de l’émission, elle affirmera qu’elle ne s’attendait pas à cette mesure de suspension :

« Je m’attendais à un peu d’énervement général mais pas spécialement de ma direction (…) Le sujet n’était pas moi, je respecte le travail de mes confrères de CNews. Si la décision qui a été prise était de les protéger en m’écartant de l’antenne, je la comprends. »

Elle réaffirmera de plus son combat sans ambiguïté contre le Front National en insistant notamment sur le fait qu’il est toujours un parti d’extrême droite :

« Ma position est aujourd’hui une position de principe et de lutte contre l’extrême droite (…) La question n’est pas de savoir si Emmanuel Macron sera élu ou pas mais c’est de savoir à quel niveau sera Marine Le Pen (…) une candidate de l’extrême droite »

Contre la menace que représenterait Marine Le Pen, Audrey Pulvar est toujours d’attaque pour mener le combat.

Déroulant son argumentaire « anti-Front », elle se laissera, petit à petit, submerger par les émotions…

« C’est la candidate du Front national et pas simplement, comme j’entendais dans la bande annonce – j’ai presque envie de pleurer quand j’entends ça – “la candidate soutenue par le Front national” (…) Ça, c’est le storytelling du Front national mais nous, journalistes, ne sommes pas obligés de le reprendre. Qui peut douter aujourd’hui que Marine Le Pen soit la candidate du Front national? Qui peut douter que le Front national soit un parti d’extrême droite? »

Audrey Pulvar, émue aux larmes à l’évocation de la prétendue menace FN

L’ancienne chroniqueuse de « On n’est pas couché » finira par brandir la menace d’un 4° Reich supposément incarné par Marie Le Pen, en déclarant :

« Si Marine Le Pen est élue, pensez-vous qu’on pourra dire qu’on n’est pas d’accord avec l’exercice de l’Etat ? J’en suis moins sûre… »

Voici l’extrait de l’émission en question :

Notes et références :

[1] Le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) est une parti indépendantiste et régionaliste, issu du mouvement « La Parole au Peuple » fondé par Marc Pulvar, ayant  pour objectif  la décolonisation et l’indépendance de la Martinique. On est bien loin des prise de position de Mme Pulvar…

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.

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