ECONOMIE

Funlayo Alabi, cette entrepreneure qui oeuvre pour l’émancipation des femmes

Funlayo Alabi a grandi en Afrique de l’Ouest où le beurre de karité est considéré comme un remède à presque tous les maux. Après s’être installée aux États-Unis, son fils a commencé à souffrir d’eczéma. En lui appliquant du beurre de karité, elle a vite constaté qu’en plus de soigner la maladie, il avait redonné tout son éclat à la peau de l’enfant. Suite à cette révélation, elle a décidé de créer son propre business.

C’est de sa cuisine qu’Alabi a débuté son activité. Elle s’est mise à préparer des lotions et des shampoings à base de beurre de karité, agrémentés de lavande ou encore d’huile de Baobab sous le nom Shea Radiance. La business woman  les a d’abord fait essayer les produits à sa famille et ses amis, avant de les vendre dans de petits magasins puis sur des marchés agricoles.

Elle a alors réalisé qu’elle était sur un bon filon, tant ses produits s’écoulaient rapidement. Suite à son succès, elle est retourné sur le continent africain afin de se fournir en karité.

Son voyage sur sa terre natale du Nigeria fut pour elle une véritable révélation. Elle ouvrit les yeux sur les pénibles conditions de travail des nigérianes qui produisaient le fameux beurre de karité. Les noix de karité sont récoltées à la main et débarrassées de leur pulpe. On obtient alors une noix dont on récupère l’amande. Les femmes la lave et la laisse sécher. 3 kilos d’amande donnent 1 kilo de beurre. Les femmes nigérianes travaillent de façon rudimentaire à sa récolte et au processus de production.

Préparation traditionnelle et surtout pénible du beurre de karité (Mali).

Malgré leur labeur éreintant, les femmes des zones rurales qui récoltent traditionnellement le karité demeurent toujours pauvres. Cela apparu comme injuste à Alabi qui obtint l’accord et l’aide de l’état nigérian afin de créer des coopératives de production de beurre de karité, en utilisant des opérateurs locaux et indépendants.

Ainsi, Alabi veilla à ce que les fonds soient directement entre les mains des femmes fabricantes, ce qui lui permis également d’affiner des pratiques de production qui prolongeraient la qualité et la durée de vie du précieux beurre, la faisant ainsi passer de quelques mois à deux ans.

Désormais, la gamme Shea Radiance est vendue un peu partout dans le monde. La démarche auto-entrepreneuriale de Funlayo Alabi a permis d’améliorer les conditions de vies des femmes au Nigéria. La place de la femme est primordiale. Une communauté, une nation, un peuple ne peut, en effet, pas s’élever en marginalisant ses alliées naturelles. Bien au contraire, car comme le disait Thomas Sankara :

 » La révolution et la libération des femmes vont de paire. Nous ne parlons pas de l’émancipation des femmes comme d’un acte charitable ou résultant d’un élan de compassion. C’est une nécessité fondamentale pour que la révolution puisse triompher. »

Lorsque l’on améliore les conditions de vie des femmes, on impacte positivement la famille et de facto la communauté. Puisse cette exemple nous rappeler à quel point l’entrepreneuriat afro peut se révéler comme étant la clé du développement du contient.

Pour plus d’information sur  la marque Shea Radiance, visitez www.shearadiance.com

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.