POLITIQUE

Juppé et le génocide Tutsis

Ministre des Affaires étrangères de 1993 à 1995, certaines décisions d’Alain Juppé on eut un impact direct ou indirect sur le génocide Tutsis de 1994.

Second derrière François Fillon à la primaire de droite, Alain Juppé a toujours nié l’implication de la France dans l’épisode épouvantable que fut le génocide Tutsis. Il tweetera d’ailleurs à ce sujet le 1er Avril. Sans doute s’agissait-il d’une mauvaise plaisanterie…

S’agit-il de révisionnisme et/ou de négationnisme de la part de l’ancien Ministre des affaires étrangère ? Même Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, avait au cours d’une visite au Rwanda en 2010, expliqué qu’il y avait eu des « erreurs politiques » commises par le gouvernement français. Ces « erreurs » françaises » furent la cause, par exemple, du déploiement de soldats français au Rwanda, pire encore d’une aide logistique apportée pendant la perpétration des massacre. Quoi qu’il en soit, le gouvernement rwandais par la voix de son Président Paul Kagame accuse sans détour la France :

« Prenez le cas de la France. Vingt ans après, le seul reproche admissible à ses yeux est celui de ne pas en avoir fait assez pour sauver des vies pendant le génocide. C’est un fait, mais cela masque l’essentiel : le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même. »

D’ailleurs, de nombreux éléments suscitent beaucoup d’interrogations quant à la responsabilités du Ministre des Affaires Étrangères durant le génocide des Tutsis. On se rappellera de  Jean-Hervé Bradol, membre de Médecins sans frontières qui affirmait à sur une grande chaîne nationale que :

« Les responsabilités de la France sont particulièrement écrasantes. Les gens qui massacrent aujourd’hui, qui mettent en œuvre cette politique planifiée systématique d’extermination sont financés, entraînés et armés par la France […]. On n’a entendu pour l’instant aucun responsable français condamner clairement ces massacres, et pourtant ces gens sont bien connus de l’État français puisqu’ils sont équipés par lui.»

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.