CULTURE

La prépa pour les (Noirs) Nuls Comme Moi…

Par Adriana Bito . Comment s’en sortir en Prépa quand on vient… d’ailleurs… ? 5 Conseils Clés pour réussir en Prépa quand on ne vient pas du tout de ce monde là… Adriana Bito est ingénieur Qualité Kaizen et activiste intersectionnelle pour la Justice et la Paix.* Ayant triomphé des prestigieuses et non moins difficiles classes préparatoires, elle partage son expérience et offre 5 précieux conseils pour la réussite dans les cursus élitistes français.

Ca y est ! C’est le mois de Septembre, une nouvelle année scolaire commence et pour près de 90 000 étudiants, comme moi il y a presque 10 ans, cette rentrée est synonyme de grand changement et d’accomplissement du rêve de toute une vie – ou plutôt de toute une année scolaire – depuis que ton professeur préféré t’a vivement encouragé-e à faire une Classe préparatoire aux Grandes Ecoles (CPGE) parce que tu as vraiment « des résultats hors du commun ».

Accessibles après le Bac, les classes prépa préparent en 2 ou 3 ans à passer les concours d’entrée de nombreuses grandes écoles, souvent prestigieuses comme HEC, Polytechnique ou l’ENS… Il s’agit d’un cursus très sélectif, bien qu’il s’ouvre désormais à un public plus large. Il a été mis en place par Napoléon au 19ème siècle pour former l’Elite de la force mentale Française ; et il s’agit donc d’études ambitieuses pour devenir Cadre, qui sont généralement achevées en 5 ans.

Et pour moi, la rentrée 2007, après l’obtention de mon bac S avec mention « Très bien » dans le « pire lycée » de l’académie du Val-de-Marne, était synonyme d’émancipation et d’escalade sur l’échelle sociale ! J’allais enfin me retrouver dans une classe où tout le monde était là pour travailler, où il y avait un vrai challenge en termes de notions à assimiler et de vitesse d’apprentissage. Mais surtout, j’allais enfin en finir avec les cours passés à regarder mes professeurs courir derrière mes camarades intenables ; et dont la moitié du temps était investie dans l’échec disciplinaire et les insultes à tout-va, plutôt que dans l’approfondissement du programme scolaire. J’allais enfin rejoindre « l’élite de la France » et me sentir considérée pour ma vraie valeur.

Mais la réalité fût tout autre…

Etonnement, mes premiers pas dans l’aventure « prépa » ont eu lieu dès le mois d’Avril, lors de mon inscription et acceptation dans la meilleure prépa du Département. Mes camarades, originaires de milieux plus informés sur ce genre de cursus (mais qui n’avaient pas été sélectionnés pour autant) commencèrent à me faire sentir que je n’allais certainement pas être a la hauteur de ces classes élitistes réservées aux « Schumacher des Grosses Têtes de Familles Riches Françaises ». Tout ceci me rappelait vaguement un sentiment que j’ai depuis aussi loin que je peux me souvenir. Le sentiment de n’être qu’une petite, fille, noire, d’Afrique et de milieu pauvre… « Une petite chipie naïve qui se croit plus intelligente que tout le monde » juste parce que, par la grâce de Dieu, elle a la capacité d’obtenir de bonnes notes a l’école. Une fois de plus, j’étais rabaissée au rang de « personne qui ne vaut pas mieux que le reste ». Mais bizarrement, a cette époque encore, ce sentiment était pour moi le moteur qui me poussait à incarner les paroles de Kery James dans ses chansons « Je Représente » et « Banlieusards », que j’écoutais en boucle car elles me rappelaient que :

ON EST PAS CONDAMNES A L’ECHEC ! [On est] BANLIEUSARDS ET FIERS DE L’ETRE…

[On va] APPRENDRE, COMPRENDRE, ENTREPRENDRE, MEME SI ON A MAL…

[Surtout que] JE REPRESENTE LES SŒURS QUI POURSUIVENT DES ETUDES !

Donc OUI ! Quand on est Noir-e et Fier-e, qu’on vient d’un milieu défavorisé et surtout, qu’on ne pense pas et n’agit pas comme tout le monde : ON SE PREND DES GIFLES !

 

  •  Par la famille : qui ne comprend pas nécessairement notre grande implication a l’école et dans la psychologie et réflexion a long-terme en général. Ayant été la plus jeune de ma famille en France pendant mes 7 premières années, j’ai très vite été exposée a la réalité de la discrimination liée a un jeune âge, doublé d’un esprit critique très philosophique qui m’a souvent valu le droit d’être vue comme la « Hermione Granger » de service.
  • Par les anciens amis : qui nous reprochent d’être constamment indisponibles, ou que nous perdons tout simplement de vue car nous évoluons dans des cercles sociaux complètement différents.
    Bien sûr, eux aussi croient que nous nous croyons mieux que les autres ; alors qu’on vit enfermé -e, tout -e seul -e dans une petite chambre la plupart du temps – quand on n’est pas en train d’être humilié -e en classe par ses professeurs…
  • Par les nouveaux amis : qui ne comprennent pas le milieu d’où on vient mais qui se permettent parfois de le dénigrer. Et qui de plus, nous rappellent de temps a autres qu’on ne fait pas partie de leur monde car on est [encore plus] différent [que les autres]…

CONSEQUENCE : On est rarement écouté -e, compris -e et correctement soutenu -e, ce qui amène parfois a s’exiler encore plus que la prépa elle-même ne l’impose avec sa charge énorme de travail. Dans mon cas, cela m’a amenée à quitter le nid familial, peu propice a l’atmosphère studieuse nécessaire pour un tel cursus, dès mes 18 ans. Et bien que je sois extrêmement reconnaissante pour la possibilité financière qui m’a été donnée de faire et réussir ma prépa en vivant hors de la maison, le soutien et les conseils d’une personne avisée reste inestimable dans ce genre de situation. J’ai d’ailleurs eu la chance d’être parrainée par un bénévole de l’association Frateli qui avait fait Polytechnique, et qui a été avec moi dans les moments ou l’Intersection entre ma tête d’Ingénieur Française et mon cœur d’Activiste Camerounaise, me submergeait…

Conseil 1 : SOIS DETERMINE-E, FOCUS ET STRATEGIQUE

La prépa est un jeu psychologique ou ton mental sera soumis à rude épreuve afin de flatter ton ego [tu es l’élite de la France] ; tout en cassant ta confiance en toi [mais je vais te mettre des 2/56 !!! Oui, oui, c’est une note que j’ai obtenue malgré plusieurs nuits blanches de révisions et au moins 2 copies double de réponses aux classiques 4 heures de DST (Devoir Sur Table) hebdomadaires du Samedi matin… Attention, les Prépas Littéraires ont mêmes des DST de 8heures!!!!!]. En prépa, comme dans la vie : NE JAMAIS PERDRE DE VUE TON VRAI OBJECTIF FINAL, IL EST LE CARBURANT DE TA MOTIVATION !

Etre libre ? Etre heureux.se? Riche? Intelligent -e ? Reconnu -e? Être accepté -e? Ecouté -e (ENFIN !) ? Etre Puissant -e ? Etre un chercheur.se… ? Apprendre… ? A toi de savoir quelle est ta vraie priorité, et de l’utiliser comme carburant durant cette première année généralement très difficile… Bien que ridicule face à ce qui t’attend par la suite. La prépa n’est qu’une étape dans la vie, alors il est important de se souvenir de prendre chaque chose  UN PAS APRES L’AUTRE.

A l’époque, tout comme aujourd’hui, mon objectif était d’atteindre « rapidement » le bonheur et la liberté financière à l’aide du prestigieux titre d’ingénieur. C’est ce qui m’a fait tenir lors de mes révisions aux concours [ainsi que 300G de Dragibus par jour et d’innombrables fiches mémo techniques…]. Mais il est également important de préciser que si mon titre d’ingénieur m’a apportée une liberté financière rapide, à l’étranger et dans des petites villes française, il a également beaucoup contribué à réduire ma liberté psychologique et ma confiance en moi…Cependant, lorsqu’on est déterminé -e, focus et stratégique, on sait utiliser toutes ses expériences, surtout les plus difficiles, pour constamment apprendre et faire mieux pour se rapprocher de son propre objectif ! C’est avec cette mentalité que ma dépression d’Ingénieur Expatriée au Cameroun– mon bled – m’a finalement menée à suivre mon rêve d’œuvrer pour la Paix et la Justice, tout comme ce Polytechnicien que j’ai lu durant ma 1ère année de prépa et qui est finalement devenu plombier, père au foyer et écrivain militant…Et tout comme lui, j’ai fini par créer mon organisation H O N E S T Y et écrire un livre, « From Personal Reflexion» , pour parler de mes rêves et mes techniques pour rester déterminée, focus et stratégique malgré tout !

Conseil 2 : VOIS L’ECHEC COMME TON MEILLEUR CONSEILLER, LE PROGRES COMME TON IDEAL ET LE PERFECTIONISME COMME TON PIRE ENNEMI !

Comme beaucoup d’anciens de prépa le disent : La prépa ne constitue PAS la seule option pour réussir dans la vie ! Et bien souvent, on s’y retrouve sans vraiment savoir ce a quoi tout cela aboutit ! « Échouer » en prépa signifie surtout « s’ouvrir la porte du champs des possibilités »! Beaucoup de gens de ce milieu, et en particulier certains professeurs, ne connaissent que cela et peuvent te faire sentir comme si rien d’autre n’existait [et que tu seras vraiment une m*$%e si tu ne réussis pas tout, tout de suite]…NE LES ÉCOUTE SURTOUT PAS!

Utilise tes origines diverses pour te souvenir qu’une porte qui se ferme, c’est l’occasion de rebondir sur ses acquis pour explorer le reste. Tu as forcement des proches ou des connaissances qui n’ont pas fait prépa et qui vivent très bien, non ? Maintenant, est-ce que je dis ça parce que je m’attends à ce que tu échoues ?! ABSOLUMENT PAS ! Je dis ça parce que je m’attends a ce que tu te mettes la pression comme moi-même je l’ai fait à l’époque ! Car n’oublie pas, la prépa est une course de fond, pas un sprint ! Tu dois avoir une vision à long terme pour être sûre d’être prêt-e le jour J ! La prépa est la pour te préparer a un concours pour obtenir une école qui te plaît a la fin des deux ou trois ans d’études… les résultats que tu as pendant ces années de préparation n’ont pas vraiment d’importance ! Ce qui compte c’est TON OBJECTIF A MOYEN TERME.

Source photo: Framepool

Source photo: Framepool

Donc oui, attends-toi a avoir ta confiance en toi mise a rude épreuve – comme tous les autres dans ta classe a vrai dire – mais utilise ton énergie intelligemment et assure-toi de savoir répondre aux questions qui reviennent tout le temps et sur lesquelles tu fais toujours le même genre d’erreur ! En prépa, la quantité de travail est tout simplement inhumaine pour la plupart d’entre nous [mis à part le génie extra-terrestre qui connait le cours presque mieux que le prof… celui là, il vaut mieux ne pas trop chercher à le comprendre]. Donc en effet, je crois qu’une des grosses erreurs que j’ai faite a été de chercher à tout comprendre, surtout au début de l’année, quand j’étais encore dans la mentalité de la lycéenne perfectionniste qui visait constamment des notes au dessus de 17/20 !

En prépa, il faut être EFFICACE ! Il faut se focaliser sur un bon équilibre entre la qualité de ce qu’on apprend et la quantité. Pour un départ, en première année, quand les concours sont encore loin et que les notions clés n’ont pas encore été abordées plusieurs fois, je conseillerai d’apprendre un peu moins de choses mais beaucoup mieux. L’objectif est d’être sûr-e de Savoir répondre aux premières questions du chapitre. Obtenir un 10/20 est une note relativement correcte pour un début ! Il faut voir tes notes comme un chiffre qui doit progresser avec le temps et pas comme une explosion dès le départ, qui s’essouffle à la fin du premier trimestre ! Dans la mesure du possible, je conseillerai de faire des fiches récapitulatives [les petites fiches bristol seront tes meilleures amies] chaque jour ; ou plutôt chaque semaine peut-être ; en notant les 2, 3points clés de chacune des notions apprises. Dans la même lignée, il faut rapidement apprendre de ses erreurs liées à des habitudes qui fonctionaient dans le passé mais qui ne fonctionneront peut-être plus en prépa ! Je suis arrivée le premier jour en cours de Maths avec un cahier de 96 pages et quelques stylos… mes pages et mon encre ont été terminées en une semaine !

Source photo: Makandal Speaks

Source photo: Makandal Speaks

Se retrouver dans un nouveau milieu dont on ne connait ni les codes, ni le rythme est un bon exercice pour apprendre à connaître ses propres limites et points forts, mais surtout pour les réorganiser a son propre avantage ! La prépa demande beaucoup de ressources matérielles, souvent plus facile d’accès lorsque nos parents ont les moyens… mais elle est aussi l’occasion d’optimiser au mieux les ressources gratuites qui sont a la disposition de tous.

Conseil 3 : SOIS SOLIDAIRE ET UTILISE TOUTES LES RESSOURCES A TA DISPOSITION !

S’il y a deux choses qui m’ont littéralement sauvée la vie en prépa, elles s’appellent : Google et Mes Potes !

Etre en prépa signifie faire des recherches donc passer énormément de temps à cogiter et à chercher les réponses aux multiples questions des innombrables devoirs maison, interrogations surprises, devoirs survéillés et des fameuse Khôlles Hebdomadaires… sans parler du fait qu’en général, les professeurs écrivent et parlent tellement vite qu’il est rare de réussir a noter tout le cours, a chaque cours ! Comme dans la vie, tu seras peut-être fort sur une chose, mais pas sur une autre… et il est très probable que tu aies des camarades complémentaires, et que tu ne sois pas si seul -e à te sentir très différent -e…

NE TOMBE PAS DANS LE PIEGE DE LA COMPETITION OU DE L’ELITISME !

L’idée de la compétitivité en prépa est sans doute réaliste. En effet, au moment des concours, ce sont ceux qui ont les meilleurs notes qui obtiennent les meilleures écoles, mais la réalité de la vie est que ta destinée ne peut pas t’échapper ; et qu’une fois de plus, il n’y a pas que HEC, Polytechnique et l’ENS pour réussir ! Selon ton objectif a long-terme, tu réaliseras que se faire de bons potes dans les moments difficiles est un investissement bénéfique, à vie ! De plus, il est bien plus agréables de partager les heures passées a galérer a la bibliothèque avec des gens qui comprennent ton désarroi et avec qui vous pouvez vous soutenir, que de vivre ça tout -e seul -e. Surtout lorsque ta famille et tes amis n’ont aucune idée de ce par quoi tu passes. Aussi, je me rappelle encore comment mon idée préconçue de l’intelligence me faisait croire que je devais tout savoir et trouver toutes les réponses par moi-même, sans jamais demander à personne… mais une fois en Ecole d’Ingénieur, et même un peu avant cela, j’ai réalisé que la connaissance se formait en discutant et en recopiant plusieurs fois les bonnes réponses à une question ! C’est ainsi que j’ai commencé a résoudre tous mes devoirs maison en tapant la première question dans Google ! Ou en demandant à mes camarades s’ils avaient trouvé une réponse tout en partageant les miennes !

Source photo: Daymond John Center for entrepreneurship

Source photo: Daymond John Center for entrepreneurship

Bien sûr, il faut entraîner son esprit à retrouver les réponses par lui-même car Google et tes Potes ne pourront pas t’aider pendant les concours, mais comme pour tout entraînement, il faut commencer par comprendre exactement ce qui est attendu de toi le Jour J ! Ainsi, ne perds pas des heures à essayer de trouver une réponse noyée dans tes centaines de pages de cours mais va droit au but en utilisant les moteurs de recherche, tes corrections de contrôles, et/ou tout autre ressource a ta disposition, pour ensuite résumer tes points clés dans des mémos vocaux, des fiches memo-techniques ou tout autre création efficace pour que tu te rappelles des réponses aux questions inévitables ! Il paraît même que chanter ses cours est une bonne technique… dans tous les cas, n’oublie pas de cibler tes erreurs habituelles et de te faire une fiche, ou une chanson, que tu reliras souvent pour ne plus retomber dans les mêmes « pièges » le Jour du Concours !

Conseil 4 : DETENDS-TOI ! CA VA ETRE DUR MAIS… DETENDS-TOI !

Se faire de bons potes, rire aux éclats, avoir de bons souvenirs ou encore avoir de l’autodérision..! Pouvoir se lâcher et se faire du bien est primordial, car un bon mental et un bon soutien psychologique en prépa sont essentiels! En général, on n’a plus le temps de faire son activité culturelle ou sportive habituelle, mais trouver quelqu’un, ou quelques uns, qui comprennent ta particularité culturelle, et avec qui tu peux exprimer tes craintes, difficultés, et dilemmes personnels… est un moyen de s’échapper un peu du quotidien et de se relaxer.

Malia Obama Crédit photo: Celebuzz

Malia Obama
Crédit photo: Celebuzz

Je me souviens encore comment mes potes et moi passions toute nos pauses déjeuner a rigoler sur des blagues vraiment pas marrantes [Comme « Quelle est la différence entre un pigeon ? »] ou encore, à se moquer des « Jean-Marie Delacourbert » et autres stéréotypes atypiques si souvent présents dans ce milieu! A l’époque je ne connaissais pas du tout ce genre de choses, mais je crois bien qu’une heure de jogging ou de méditation de temps à autre peut aussi être une bonne idée. Dans mon cas, j’étais tellement submergée que je passais mes soirées à rattraper mes cours et mes vendredis nuits à réviser le contrôle que j’avais tous les samedis matins…

Par contre, tous les premiers samedis de vacances nous allions en soirée avec ma petite bande de potes et nous avions monté un petit groupe « Lundi Bibliothèque » pour commencer à rattraper notre retard scolaire dès le premier lundi des vacances [oui… nous ne prenions qu’un jour et demi de vraies vacances à chaque fois… j’avoue que ça me paraît horrible maintenant que je l’écris ! Mais avec les bonnes personnes, ça produit plutôt de bons souvenirs].

Dans tous les cas, il est primordial que tu trouves le rythme et les moyens de détente qui TE CONVIENNENT A TOI… Retourner dans ta famille ? T’éloigner de ta cité ? Continuer à faire du sport ? Revoir tes anciens potes ? Ecouter ou faire de la Musique [la musique est magique ! Ca motive vraiment !] ? Lâcher prise un moment… ? Prendre du recul… ? A toi de voir !

Teyonah Parris aka "Coco" dans "Dear White People" de Justin Simmiens

Teyonah Parris aka « Coco » dans « Dear White People » de Justin Simmiens

Conseil 5 : TES RACINES SONT TA FORCE ! TU N’AS PAS A CHOISIR ENTRE REUSSIR ET ETRE TOI-MEME !

Le Système Scolaire, et notre système social tout court, ont tendance à nous pousser dans des cases limitant notre Identité. Quand on arrive en prépa, on est censé être ce premier de la classe hyper fort dans toutes les matières, tout en étant soi-disant « cool » et capable d’obtenir de bonnes notes sans fournir aucun travail… De plus, a cause de la prédominance d’étudiants venant de classes sociales aisées, il arrive parfois que nous effacions plus ou moins consciemment nos origines ethniques ou sociales pour mieux nous adapter a ce monde.

Aujourd’hui je sais que ces mécanismes d’adaptation et de protection sont une perte d’énergie empêchant de focaliser toute son attention sur l’Objectif final ! Mais je sais aussi que pour chaque situation, notre instinct propre a la solution adaptée. Alors mon conseil final est tout simplement d’être soi-même [c’est très cliché mais tellement vrai !]. Utiliser sa différence comme une force, être stratégique et toujours garder son rêve d’avenir en tête, ne surtout pas avoir peur de l’échec – TU NE PEUX PAS ECHOUER A ETRE TOI-MEME – être solidaire de ceux qui te ressemblent et te complètent, prendre des grands bols d’air et se détendre le plus possible…

SAVOIR D’OU TU VIENS – POURQUOI TU ES LA  ET OU TU VEUX ALLER !

Par Adriana Bito

 

*A.B: Originaire du Cameroun, née en France, et ayant grandi dans les milieux populaires et multiculturels du Val-de-Marne ; j’ai toujours eu à cœur de prouver [scientifiquement] que la diversité, sous toutes ses formes, est une force. Et c’est ainsi que je me suis empressée de grimper l’échelle sociale, en devenant Ingénieur Kaizen et expatriée au Cameroun à 24 ans. Mais malgré 3 ans à vivre entre Europe, Moyen-Orient et Afrique ; ainsi que mon apparente réussite sociale, j’ai dû faire face à une dépression qui m’a poussée à m’exiler en Australie.
C’est donc mon expérience de voyageuse géographique, culturelle et sociale qui m’a amenée à créer H O N E S T Y, pour générer des programmes de coaching et développement par la réflexion, en prenant en compte l’Intersectionalité… avec pour vision de nous offrir à chacun, des outils simples et accessibles, pour une émancipation aussi bien mentale que matérielle et économique.
Car notre liberté à tous dépend de la liberté de chacun de nous…