CULTURE

Michael Jackson, l’icône de la pop culture afro-américaine

Le 25 juin 2009, « Le Roi de la pop » nous a quittés à Los Angeles suite à une overdose de médicaments. Il n’avait que 50 ans… 

« Beaucoup de personnes ne me comprennent pas, parce qu’ils ne savent pas qui je suis », disait Michael Jackson. Pourtant, l’artiste le plus populaire de toute l’histoire de l’industrie du spectacle (selon le Rock and Roll Hall of Fame) a marqué son époque. Issu d’une famille nombreuse et modeste, il débute dans la musique à l’âge de 11 ans avec « Les Jackson Five ». Avant de prendre son envol en 1971. C’est le début d’une longue carrière  solo exceptionnelle. Le natif de Gary, dans l’Indiana, deviendra tout simplement « The King of pop ».

Selon le Livre Guinness des records, « MJ » n’est autre que l’artiste le plus couronné de succès au monde. La preuve : il figure dans le Top 3 des plus gros vendeurs de disques de tous les temps avec les Beatles et Elvis Presley. Au total, il aura vendu près d’un milliard d’exemplaires durant toute sa carrière. Et sa mort n’a fait que doper les ventes de ses classiques. En effet, sept semaines après son décès, plus d’un million et demi d’albums ont été écoulés en France et plus de 18 millions dans le monde entier.

Connu et reconnu mondialement comme un génie de la musique, l’auteur-compositeur-interprète et danseur a notamment servi de porte-drapeau de la pop culture afro-américaine. D’ailleurs, il est classé dans les 20 personnes qui ont changé la « black music ».

L’album « Bad » a battu des records de ventes. « Bad a plus inspiré les gens », reconnaît le rappeur américain Kanye West.  Il faut dire que le style adopté par l’artiste Afro-Américain a énormément influencé des artistes Hip-hop, pop et R’N’B. Comme le chanteur Chris Brown et la diva de la Soul Mariah Carey qui ne cachent pas non plus leur admiration pour Michael Jackson.

Par ailleurs, le clip du titre « Bad », réalisé par le new-yorkais Martin Scorsese, est en soi un hommage à la pop culture afro-américaine. Dans les années 1986-87, le Hip-hop entamait son ascension sur la scène musicale aux Etats-Unis. Par conséquent, MJ « voulait faire un disque pour montrer aux frères noirs qu’il était dans le coup », raconte un journaliste interrogé par Arte. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’artiste a brillé. « Après ça, on ne pouvait plus avoir de doutes sur qui il était et d’où venaient ses racines », commente une autre journaliste. Reprenant une chorégraphie inspirée du film « West Side Story », le Roi de la pop a chanté des odes à Mavis Staples et James Brown, entre autres, dans le clip de « Bad ». « On sent tellement la culture black dès les trente premières secondes », remarque une observatrice.

Avec la chanson « Remember The Time », Michael Jackson déclare sa flamme à la civilisation africaine. A défaut de tourner un film sur les origines des Africains, l’artiste propose un clip de type court-métrage comme il en a le secret (Bad, Billie Jean, Thriller) retraçant l’histoire des pharaons d’Egypte.

Enfin, il faut savoir que « MJ » est un grand gentleman. Souvenons-nous de son single « Liberian Girl », un éloge fait à la femme africaine. Dans les années 1987-88, « personne ne chantait la beauté des femmes africaines », souligne un journaliste au micro de la chaîne Arte. Pour le plus grand « entertainer » de tous les temps, l’Afrique est un berceau de la beauté.

Le Roi de la pop était donc l’icône de la pop culture afro-américaine. Ce qui explique pourquoi les Afro-Américains ont été indulgents avec ses écarts de conduite : éclaircissement de la peau, chirurgie esthétique et accusations d’abus sexuels sur mineurs (mais il n’a jamais été condamné).

Lors de sa mort, il y a six ans jour pour jour, la communauté noire d’Harlem (New-York) lui a rendu un hommage émouvant. Pour rappel, des centaines d’Afro-Américains sont descendus dans les rues pour danser le Moonwalk.

Il n’avait que 50 ans, et trois enfants.

R.I.P

Journaliste-reporter, cool et branché. La politique est mon dada. J'aime aussi : la culture, les Etats-Unis, le PSG, l'électro et la mode. Je suis un épicurien qui croque la vie à pleine dent. "Je ne suis pas là pour plaire ou déplaire, mais pour porter la plume dans la plaie" (Albert Londres).

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