POLITIQUE

Le Zimbabwe s’organise pour rapatrier ses ressortissants d’Afrique du Sud

A Durban et surtout dans la capitale, à Johannesburg, ces derniers jours, la situation est critique. La xénophobie des sud africains envers les autres africains immigrés taquine les plus hauts sommets de violence et de haine. Face aux circonstances, le gouvernement zimbabwéen a décidé de réagir et de rapatrier ses citoyens.

Dimanche, l’ambassadeur du Zimbabwe en Afrique du Sud, Isaac Moyo, a dressé un bilan déplorable de la situation de ses concitoyens au pays des afrikaners. Plus déplorable, la violence cette fois n’est pas le fait de Blancs, mais bien de sud africains noirs. Ces derniers ne veulent plus voir d’étrangers africains sur leurs terres et sont bien décidés à faire montre de leur hostilité. Les expulsions sont de plus en plus nombreuses ainsi que les agressions physiques. Des zimbabwéens auraient été assassinés, en plus d’autres immigrés, en l’espace de quelques jours seulement. Isaac Moyo a déclaré ce week-end qu’il allait s‘assurer que toutes les conditions soient respectées par les autorités sud africaines, afin que les expatriés puissent rentrer chez eux.

Paroxysme de la tension, les victimes de cette animosité sont désormais décidés à en découdre, physiquement. Dimanche, les forces de l’ordre ont dispersé avec peine une foule d’immigrés armés de machettes et de bâtons.

xénophobie

Une situation délicate et surprenante, pour une population ayant souffert d’exclusion, de ghettoïsation, d’apartheid…Les victimes deviennent souvent les pires bourreaux. Néanmoins, les agissements des locaux sud africains ont des répercussions sur leurs compatriotes vivant dans les autres pays d’Afrique. Beaucoup de ceux qui habitent le Mozambique par exemple, ont décidé de rentrer, par peur d’éventuelles représailles.

SK est la rédactrice/ journaliste du secteur Politique, Société et Culture. Jeune femme vive, impétueuse et toujours bienveillante, elle vous apporte une vision sans filtre de l'actualité.

Posts : 625

Ne ratez rien de l'actualité Afro.

Inscrivez-vous à notre newsletter