SOCIÉTÉ

Ghana : Quand un millionnaire quitte Microsoft pour ouvrir une université à Accra

Patrick Awuah, ce cadre de Microsoft qui a tout plaqué pour revenir à Accra, au Ghana, pour ouvrir une université compétitive. Parti de rien, son campus peut dix ans plus tard accueillir 500 étudiants.

Quitter les Etats-Unis pour revenir au Ghana. C’est l’histoire de Patrick Awuah. Ce cadre, millionnaire, a démissionné de la multinationale américaine Microsoft afin d’ouvrir une université dans son pays natal, à Accra précisément, la capitale du Ghana.

« Après 20 ans passés aux Etats-Unis, il décide de retourner dans son Ghana natal avec sa famille pour y créer une université qui formerait de futurs dirigeants. Il a donc formé l’université Ashesi à Accra, la capitale (Ashesi voulant dire « départ » dans son dialecte Twi) », indique le site bworldconnection.tv. Et d’ajouter : « Patrick explique qu’il a songé à retourner en Afrique dès qu’il est devenu parent, pensant que c’est de sa responsabilité et de celle des gens comme lui de donner un souffle nouveau au continent. »

De retour sur sa terre natale, en 2003, l’ancien cadre de Microsoft commence d’abord par louer un immeuble, puis il y installe une petite salle de cours pouvant accueillir 30 élèves, avant d’ouvrir une cafétéria. Au fur et à mesure, les choses se mettent en place jusqu’à ce que son université devienne un campus digne de ce nom capable de recevoir 500 étudiants.

université

Former les futurs leaders africains

L’idée de ce millionnaire est simple : proposer un enseignement de qualité à ses étudiants. Pour lui, l’éducation ne doit pas se limiter à l’apprentissage par coeur des cours, comme c’est le cas dans de nombreuses universités ghanéennes, mais développer par ailleurs les capacités de réflexion des élèves. Objectif : former les futurs leaders africains.

Malgré le coût élevé des frais de scolarité de sa faculté (9 000 dollars l’année), Patrick Awuah a réussi son pari. A l’homme d’affaires d’inviter la communauté internationale de venir faire un tour en Afrique d’ici 30 ans, car il croit dur comme fer que les universités africaines deviendront compétitives.

Journaliste-reporter, cool et branché. La politique est mon dada. J'aime aussi : la culture, les Etats-Unis, le PSG, l'électro et la mode. Je suis un épicurien qui croque la vie à pleine dent. "Je ne suis pas là pour plaire ou déplaire, mais pour porter la plume dans la plaie" (Albert Londres).

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