POLITIQUE

[RWANDA] L’AMBASSADEUR FRANÇAIS EXCLU DE LA COMMEMORATION

Aujourd’hui 6 Avril, débute le 20ème anniversaire de la commémoration du génocide rwandais. Si le souhait national va à la réconciliation entre hutus et tutsis, il ne s’agit pas d’oublier qui participa à ce massacre, de façon très active et soutenue

Le président Paul Kagamé (photo) déclarait ce week end dans la presse que l’armée française, appuyée par son gouvernement, avait été l’auteure indirecte de ces horreurs perpétrées, jetant définitivement un voile sur les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.

Pour protester, et peut-être par gêne de regarder son passé en face, Paris avait décidé de boycotter l’événement, ce qui n’eut pas l’effet escompté sur Kagamé. N’en démordant pas, ce dernier applique aujourd’hui des sanctions pour soutenir ces accusations et montrer que l’Afrique a une mémoire.

Ainsi, l’ambassadeur de France au Rwanda, Michel Flesch, qui, zélé, voulait tout de même représenter son gouvernement en cette journée de deuil national ; s’est vu retirée son accréditation et exclut de la cérémonie qui se tiendra ce jour. Il n’a ni autorisation de se rendre au stade Amahoro de Kigali (capital), ni celle de déposer une gerbe de fleurs pour les centaines de milliers de morts.

Les répercussions de ce chapitre sanglant dans l’histoire du Rwanda se vivent encore sur place actuellement, l’entente entre rwandais peine à s’installer réellement et durablement.
Par ailleurs, le manque de volonté de l’occident à rendre justice et réparer le préjudice morale commit, qui apparaissent clairement comme négationnistes, rendent impossible le pardon et l’évolution vers des relations meilleures entre France et Rwanda mais aussi entre rwandais hutus et tutsis.

SK est la rédactrice/ journaliste du secteur Politique, Société et Culture. Jeune femme vive, impétueuse et toujours bienveillante, elle vous apporte une vision sans filtre de l'actualité.