Meurtre d’une jeune femme : Des Sud-Africains expriment leur indignation avec le hashtag #MenAreTrash

#MenAreTrash

Le meurtre de Karabo Mokoena, une jeune Sud-Africaine de 22 ans a causé une vague d’indignation en Afrique du Sud. Celle-ci a été accompagnée par le hashtag controversé #MenAreTrash (littéralement ‘les hommes sont des ordures’).

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Avant son meurtre, la jeune femme avait rapporté à la police de Johannesburg avoir été victime d’une agression physique. Concernée par la question des violences faites aux femmes et aux enfants, elle était active dans une association aidant les victimes de ce genre d’exactions de Frida Hartley Shelter for destitute women and children in Hillbrow.

Mokoena avait été portée disparue le 28 avril 2017 avant d’être retrouvée morte brûlée, comme l’a annoncé son père le 9 mai 2017. sur facebook. “Le petit ami a avoué. Il a tué et brûlé ma fille » a-t-il déclaré.

L’accusé, Sandile Mantsoe, âgé de 22 ans a comparu devant le tribunal de Johannesburg le 12 mai 2017, entraînant une vive émotion et une forte tension autour du tribunal. Des membres du parti populiste Economic Freedom Fighters de Julius Malema ont eu maille à pénétrer dans le tribunal. A cette occasion, une membre d’EFF, Naledi Chirwa a dénoncé la vague de crimes sexistes ravageant le pays, l’un des plus frappés par les viols au monde.

Naledi Chirwa

« Les hommes sont des déchets » a-t-elle déclaré. « Nous en avons marre d’être violées et tuées par des hommes noirs et par des hommes blancs. »

« Les hommes noirs ont même peur les uns des autres. Si on les met en prison ils vont même se violer les uns les autres ».

Cette dénonciation généralisée des hommes a été incarnée, les jours suivant l’incident, par le hashtag #MenAreTrash (« les hommes sont des ordures »). A travers celui-ci, de nombreux Sud-Africains ont exprimé leurs condoléances à l’endroit de Karabo, de nombreuses sud-africaines les accompagnant de témoignages de violences dont elles ont été l’objet.

Le témoignage d’une internaute marquée du hashtag #MenAreTrash :
« Si quelqu’un peut m’aider à récupérer mon visage, je lui en serai reconnaissant. Mon sourire en particulier me manque ».

Les témoignages d’hommes sur Twitter oscillent entre la dénonciation du hashtag jugé anti-hommes et négligeant les hommes ‘innocents’ par certains et la reconnaissance de sa nécessité pour dénoncer les violences subies par les femmes par d’autres.

A propos de l'auteur :

Sandro CAPO CHICHI

a écrit 657 articles sur NOFI.FR.

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