Abike Dabiri-Erewa interpelle l’Union Africaine sur les violences xénophobes en Afrique du Sud

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La communauté nigériane d’Afrique du Sud est la cibles d’attaques xénophobes et nombreux sont ceux qui craignent pour leur vie. Suite à ces violences le Nigeria a appelé l’Union africaine à intervenir d’urgence pour mettre fin à ces altercations fratricides.

Les violences contre les immigrants reviennent sur le devant de la scène en Afrique du Sud. Cette xénophobie intervient dans un contexte de chômage de masse. Comme souvent, les étrangers sont accusés de voler le pain et le travail de la population locale ou encore d’être responsables de la criminalité.

Une trentaine de magasins appartenant à des ressortissants étrangers ont été pillés et/ou incendiés dans la nuit de lundi 20 à mardi 21 février dans la banlieue ouest de Pretoria. Cette nouvelle vague d’attaques a commencé il y a une dizaine de jours autour de Johannesburg et de la capitale sud-africaine. Déjà il y a quelques semaines, des résidents de Rosetenville, une banlieue de Johannesburg, auraient mis le feu à des habitations de Nigérians et des ressortissants d’autres pays africains. Ces derniers avaient été accusés de trafic de drogue et de trafic d’êtres humains.

Violences-xénophobes-à-Pretoria

Abike Dabiri-Erewa, Adjointe spéciale et principale du Président Muhammadu Buhari concernant les affaires étrangères et la diaspora, a déclaré lundi dernier que le gouvernement sud-africain devait prendre « des mesures décisives et définitives pour protéger les Nigérians et les autres ressortissants africains » sur son territoire.

Elle fait également  appel à l’Union africaine afin que l’organisation continentale mette un terme à ces exactions contraires à l’esprit du panafricanisme. Madame Dabiri-Erewa a ajouté que « d‘autres attaques sans réprimande peuvent avoir des conséquences désastreuses ». Selon l’adjointe, il est nécessaire que les 55 états membres interviennent d’urgence avec diligence car,  depuis deux ans « environ 116 » nigérians ont été assassinés, dont 20 l’année dernière, ce qui est « inacceptable pour le peuple et le gouvernement du Nigeria.« 

En attendant que des solutions concrètes soient trouvées, la conseillère du président Buhari a recommandé à ses compatriotes de faire preuve de la plus grande prudence, estimant que le gouvernement sud-africain n’avait “aucun contrôle” sur ces violences.

Quand l’oppressé devient l’oppresseur ...

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A propos de l'auteur :

Makandal Speaks

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.

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