Le saviez-vous ? : Le prince impérial Napoléon IV tué par les guerriers Zulu

Napoléon Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte (parfois appelé Napoléon IV) était le petit-neveu de Napoléon et le fils de Napoléon III. Il fut tué à l’âge de 23 ans par l’armée Zulu alors qu’il servait avec les forces Britanniques en Afrique du Sud. Sa mort mit définitivement un terme aux velléités de restauration du bonapartisme en France.

Napoléon IV est né en 1856 à Paris. Il était l’unique fils de l’Empereur Napoléon III et de son épouse Eugénie de Montijo. Pendant qu’il grandissait, la guerre franco-prussienne (1870-1871) se poursuivait. La défaite cuisante de l’armée française et la  prise de l’Empereur des français entraînèrent la fin de l’Empire. Ces événements obligèrent le jeune le prince impérial à fuir pour l’Angleterre, avec sa mère, alors qu’il était appelé au service.

Passons les détails ennuyeux de sa vie pour nous intéresser directement aux circonstances qui entraînèrent la mort de l’héritier du trône impériale français…

Durant son exil, en 1879, la guerre Anglo-Zulu faisait rage. Ce conflit restera dans les annales du fait de plusieurs batailles particulièrement sanglantes, y compris l’humiliation des troupes coloniales britanniques lors de la bataille d’Isandlwana, suivie de la malheureuse défaite de l’armée Zulu à Rorke’s Drift. La guerre aboutira tragiquement à une victoire britannique et à la fin de la suprématie Zulu sur la région.

isandhlwana

La bataille d’Isandhlwana fut livrée le 22 janvier 1879 au cours de la guerre anglo-zulu. Elle se solda par l’une des pires défaites coloniales britanniques.

A cette époque, le prince impérial Napoléon IV, lieutenant dans l’armée britannique, ne rêvait que d’une chose : se distinguer au combat et faire briller de nouveau le nom des Bonaparte. Il déclara d’ailleurs malgré son inexpérience des horreurs de la guerre :

« Lorsqu’on appartient à une race de soldat, ce n’est que par le fer qu’on se fait connaître »

Il insista fortement pour prendre part au conflit, malgré les objections et mises en garde des bonapartistes. On céda à son caprice uniquement parce que sa mère, l’impératrice Eugénie, et la reine Victoria d’Angleterre elle-même intercédèrent en sa faveur. Placé sous la protection d’un haut gradé, son rôle ne devait se limiter qu’à la simple observation.

Napoléon IV prit part à plusieurs missions de reconnaissance, mais sa soif d’action n’était pas sans le mettre en danger. Malgré cela, dans la soirée du 31 mai 1879, il fut permit au prince de partir en reconnaissance au petit matin avec une équipe de soldats. Cette tâche, sommes toute, facile à accomplir ne prendra pas la tournure attendue…

Au matin du 1 Juin 1979,  la petite escouade se mit en route plus tôt que prévu, sans escorte complète et cela notamment à cause de l’impatience du prince. Les éclaireurs s’enfoncèrent donc plus profondément en territoire Zulu. Sans ses « nounous » pour refréner ses ardeurs belliqueuses, Napoléon IV prit le commandement de la troupe. A midi, l’escouade fit temporairement halte  dans le désert de Kraal afin de se reposer et de tracer quelques cartes. Aucun vigie n’était présent, ce qui en territoire hostile est une erreur qui peut vite s’avérer fatale.

Alors qu’ils s’apprêtaient à repartir, une quarantaine de farouches guerriers Zulu tirèrent sur eux et se précipitèrent vers eux toutes armes dehors. Le prince tenta de monter à cheval. dans la précipitation, il ne réussit qu’à s’accrocher à un étui de la selle. Après une centaine de mètres il tomba du canasson, se fit piétiner le bras droit et se retrouva rapidement encerclé par les combattants de la liberté Zulu. Il bondit, tira son revolver de la main gauche, tenta de fuir, mais les Zulu courraient plus vite que lui…

Une sagaie lui transperça la cuisse, il la retira. Alors qu’il se retournait et faisait feu sur ses assaillants, une autre sagaie le blessa à l’épaule. Le prince essaya de se battre en utilisant la sagaie qu’il avait retirée de sa jambe, mais, affaibli par ses blessures, il s’effondra et fut submergé. Lorsque son cadavre fut enfin récupéré, son corps avait dix-huit blessures de sagaie. Un coup de couteau avait éclaté son œil droit et pénétré son cerveau.

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Sa mort précoce fut un véritable tremblement de terre politique dans toute l’Europe. En effet, le dernier espoir dynastique sérieux pour la restauration des Bonaparte au trône de France venait de périr entre les mains des Zulu.

A propos de l'auteur :

Makandal Speaks

Panafricaniste dans l’âme, j’œuvre à mon humble niveau à réunir les membres de la grande famille africaine à travers le monde.

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