Le cancer du col utérin, le plus meurtrier chez les femmes africaines

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Moins important que d’autres formes de cancers en France, le cancer du col utérin est le plus meurtrier chez les femmes africaines.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Le col utérin est l’entrée de l’utérus, l’organe central de l’appareil de reproduction des femmes. Les cellules à l’intérieur de celui-ci sont parfois l’objet de croissances anormales nommés dysplasies. Elles sont causées par le papillomavirus humain (HPV) qui se transmet par voie sexuelle ou par le fait fait de fumer du tabac. A leur niveau le plus avancé, dans 10% des cas, ces dysplasies peuvent évoluer en un cancer du col utérin.

Avant la deuxième partie du 20ème siècle, ce cancer était l’un des cancers les plus meurtriers dans un pays comme les Etats-Unis avant l’introduction d’un dépistage appelé frottis Papanicolaou. Depuis, cette sorte de prévention a fait diminuer le taux de morts dues au cancer du col utérin de 100% aux Etats-Unis, ce qui en fait la méthode la plus efficace de prévention contre tout type de cancer et le cancer du col de l’utérus comme le seul cancer que l’on peut prévenir s’il est détecté à temps. Idéalement, les femmes entre 25 et 65 ans devraient se faire dépister tous les trois ans pour éviter des risques de cancer.

En Afrique, toutefois, en raison des difficultés à appliquer ce genre de traitement trop onéreux, le cancer du col utérin demeure le plus meurtrier chez les femmes dans 40 des 48 pays africains et le cancer le fréquent chez les femmes dans 23 pays du continent. Cette fébrilité des femmes africaines face à ce cancer est renforcée le fait que le VIH, dont la prévalence sur le continent est bien documenté, doublerait la possibilité d’être atteinte du cancer du col de l’utérus.

Des solutions alternatives au frottis Papanicolaou en Afrique sont actuellement implémentées. Le vaccin contre l’HPV, ou des contrôles visuels accompagnés de traitement mobilisant de l’acide acétique nécessitent en effet de moindre moyens et peuvent être administrés par et pour un plus grand nombre et constituent l’espoir de l’annihilation de cette condition aux conséquences désastreuses sur le continent noir.

Référence

Visualizing cervical cancer: Leading killer of African women

A propos de l'auteur :

Sandro CAPO CHICHI

a écrit 492 articles sur NOFI.FR.

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