« L’homosexualité est un choix, et la prison le prouve » : un candidat noir à la présidence US attaqué pour ses propos

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Ben Carson, un potentiel candidat à l’élection présidentielle américaine de 2016 a défrayé la chronique en déclarant que l’homosexualité était un choix, et que les relations homosexuelles de prisonniers pendant et après leur incarcération en étaient la preuve.

Par Sandro CAPO CHICHI / nofi.fr

Ben Carson n’est pas étranger aux controverses médiatiques. Cet Afro-Américain de 63 ans fut le premier chirurgien attesté dans l’histoire à séparer avec succès des jumeaux reliés par la tête. Désormais à la retraite, il s’est fait connaître du grand public lors d’un discours conservateur et critique dénonçant le politiquement correct et l’administration Obama au National Prayer Breakfast en 2013, alors que le président américain se trouvait à quelques mètres de lui.

Carson lors du National Prayer Breakfast

Carson lors du National Prayer Breakfast

Dès lors décrit comme un héros par les milieux conservateurs américains, il déclarait son opposition au mariage homosexuel:
« Le mariage est entre un homme et une femme. Aucun autre groupe, que ce soit les gays, NAMBLA (une association américaine souhaitant légaliser les relations entre adultes et jeunes hommes mineurs, NDLR), les zoophiles, peu importe qui ils sont. »

Cette phrase créa la polémique en comparant les gays, les pédophiles et les zoophiles, et força Carson à s’excuser quelques jours plus tard. Une autre de ses sorties visait les libertaires blancs qui, l’attaquant pour ses critiques du mariage homosexuel, seraient « les plus racistes parce qu’ils vous rangent dans une petite catégorie, dans une petite boîte ». Il les avait aussi, lors de la même interview, comparé ceux-ci à des esclavagistes, en résumant leur attitude à son endroit avec la phrase : « Comment oses-tu sortir de la plantation? »

Sa dernière sortie polémique eut lieu la semaine dernière, quand, interviewé par CNN, il répondit à la question de son interlocuteur si il croyait le fait d’être homosexuel était ou non un choix:
« Parce qu’un grand nombre de personnes qui vont en prison y entrent hétérosexuels et en sortent homosexuels. Alors, est-ce que quelque chose s’est passé là-bas? Posez-vous la question. »

Une nouvelle fois, Carson se fit attaquer de toutes parts, notamment par des activistes homosexuels. Dan Savage, un rédacteur pour thestranger.com a simplement insulté Carson, l’invitant à lui prouver qu’être gay étant un choix en lui « suçant la bite ».

Pour John D. Sutter, rédacteur pour CNN.com, « étude après étude, des biologistes ont trouvé que l’homosexualité, au moins chez les hommes, est clairement, sans aucun doute et sans contestation un trait inné », expliquant que l’orientation de 15 à 30% des homosexuels était déterminée par le fait d’être un frère aîné ou un benjamin, etc.

Pour Tia Ghose, rédactrice chez livescience.com, des études montreraient que les thérapies pour ‘guérir de l’homosexualité’ étaient inefficaces, qu’il existerait des couples homosexuels chez d’autres espèces animales.

Pour Carson lui-même, se référant à sa connaissance intime de la médecine:

« Certains de nos plus brillants esprits se sont penchés sur cette question, et jusqu’à aujourd’hui, il n’y a eu aucune étude décisive pour prouver que les gens naîtraient avec une sexualité donnée. »

Carson a aussi déclaré, après s’être excusé, qu’il ne s’exprimerait plus sur les droits des homosexuels, « parce qu’à chaque fois que je gagne en popularité, la presse libertaire dit : « parlons des droits des gays–et je ne tomberai plus dans ce piège. »

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Personnellement, je ne comprends pas cet acharnement envers Ben Carson. Il n’a fait que poser une question légitime du sexe en prison, qui a fait changer l’orientation sexuelle de nombreux prisonniers. Le plus stupéfiant dans cet affaire est que ses détracteurs que j’ai cités plus haut ne répondent pas du tout à l’interrogation de Carson. Pourquoi éviter celle-ci et insulter celui qui l’a formulée? Pourquoi citer des études tendant à prouver que l’homosexualité est attestée chez des animaux mais pas la pédophilie ou les rapports entre différentes espèces? Ne serait-ce pas une volonté de légitimer l’homosexualité comme un fait génétique et d’exclure de cette catégorie les autres sexualités ‘déviantes’? La science est basée sur la confrontation et la discussion d’idées et il n’y a rien de scientifique à dire, comme le dit John D. Sutter, qu’ « étude après étude, des biologistes ont trouvé que l’homosexualité, au moins chez les hommes, est clairement, sans aucun doute et sans contestation un trait inné », une phrase qui sonne davantage comme celle d’un idéologue que celle d’un scientifique, notamment au vu du nombre d’études citées et l’absence d’études aux conclusions contradictoires qui pourtant, existent. Pourquoi ne pas avoir mentionné des cultures comme la Grèce Antique où la pédérastie et l’homosexualité étaient considérés comme des modèles éducatifs et qui ne pouvaient de ce fait qu’être, dans certains cas, conditionnés culturellement et non génétiquement? Pourquoi ne pas se demander pourquoi certains hommes dans certaines cultures ne sont absolument pas attirés par certains types de femmes selon leur embonpoint, alors que d’autres dans des cultures différentes le sont?

Comme Carson, je ne prétends pas savoir comment chaque individu est arrivé à avoir son orientation sexuelle.Je me dis simplement que cette question mérite d’être étudiée et relayée avec rigueur scientifique et objectivité, et que les tenants du politiquement correct doivent arrêter de faire passer des conclusions d’études comme des vérités immuables et de s’acharner sur ceux qui ne pensent pas comme eux et soulèvent des questions légitimes. Le changement d’orientation sexuelle en prison en fait partie.

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