SOCIÉTÉ

[RWANDA] AFFAIRE MIHIGO : LE CHANTEUR PLAIDE COUPABLE ET S’EXCUSE

Kizito Mihigo est un chanteur de gospel, organiste et compositeur rwandais très célèbre dans son pays. Dernièrement le musicien était impliqué dans une affaire de « complicité de terrorisme » et « d’infraction contre le pouvoir établi ou le président de la République ». Ce dernier a plaidé coupable et a demandé la clémence alors qu’il est accusé d’avoir préparé des attentats contre des dirigeants du pays.

Il est reproché à Kizito Mihigo et à trois autres co-accusés d’entente en vue de commettre un assassinat, de complicité dans un acte terroriste et de conspiration contre le gouvernement du président du Rwanda, Paul Kagame. « Je plaide coupable pour tous ces chefs d’inculpation, comme je l’ai fait depuis le jour de mon arrestation et je demande votre pardon », a déclaré ce dernier devant le tribunal lors de son procès. Son avocat, John Bigaraba, a cependant déclaré qu’il n’y avait pas de preuve qu’il l’inculperait pour aucune de ces accusations. Qu’en aux trois autres personnes sur la sellette – le soldat Jean-Paul Dukuzumuremyi, le journaliste Cassien Ntahumanga et une des dirigeantes du RNC (Congrès National Rwandais, parti d’opposition en exil) Agnes Niyibizi – ils ont tout bonnement plaidé non-coupable.

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Les arrestations étaient survenues en avril alors que le Rwanda commémorait le vingtième anniversaire du génocide qui, rappelons-le, implique la mort de quelques 800 000 hommes, femmes et enfants. Le pouvoir est de plus en plus accusé de chercher à museler l’opposition. Selon la police, les quatre accusés préparaient des attentats pour venger la mort de l’un des fondateurs du RNC, Patrick Karegeya, qui était l’ancien chef des Services de Renseignement Rwandais. Il avait été retrouvé mort étranglé en Afrique du Sud début 2014.

La police accuse Kizito Mihigo d’être « responsable de la mobilisation de la jeunesse » pour le RNC et les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), un groupe rebelle Hutu rwandais, également en exil, dont il est reproché à certains membres d’avoir participé activement au génocide contre les Tutsis en 1994. Selon les dires de la police locale, Mihigo aurait admis avoir des liens avec les deux groupes, mais aurait affirmé n’avoir eu que des conversations via Internet. Le procureur, Faustin Nkusi, tient pour responsable Mihigo d’avoir évoqué un « renversement » du gouvernement et d’avoir établi un index de « personnes à abattre » – au premier sens du terme. Liste qui d’ailleurs incluait le nom de Paul Kagame et d’autres ministres importants… Kizito Mihigo risque la prison à vie.

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Source : Slateafrique & rfI

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