KEMI SEBA

Figure de proue du panafricanisme révolutionnaire au XXIe siècle, Kemi Seba est un polémiste dissident antimondialiste.
Il est à l’origine du concept de supra-négritude.

Stellio Capo Chichi, aka Kemi Seba, naît à Strasbourg le 9 décembre 1981, de parents béninois.

Son parcours politique commence à l’âge de 18 ans, lorsqu’en voyage à Los Angeles, il prend contact avec la NOI (Nation Of Islam). Fasciné, il est un élève assidu des enseignements du ministre Louis Farrakhan, lui-même héritier de ceux de l’Honorable Elijah Muhammad, et continue à prospecter après son retour en France.

Éloquent et ambitieux, il devient rapidement l’un des plus brillants serviteurs de la cellule française de la Nation mais quitte l’organisation en 2001.

En 2002, il devient officiellement Kemi Seba, qui signifie « Étoile Noire » en medu netjer (égyptien ancien).

Puis, à l’âge de 21 ans, il crée le Parti Kemite, rassemblement de Noirs afrodescendants, afin de sensibiliser la communauté sur l’Histoire du peuple kemite (noir) et combattre l’oligarchie en défendant les droits des Noirs.

Son message : la revalorisation de la dignité noire, sans victimisation. Il dénonce le jeu des puissances occidentales qui, depuis la nuit des temps, pillent l’Afrique. Le Dr Khallid Abdul Muhammad est son mentor.

Le parti rassemble des hommes et femmes noirs, de tous horizons sociaux et religieux. Le parti intervient dans toutes les affaires concernant des membres de la communauté.

Soucieux de la crédibilité du message et de fédérer les Noirs autour d’une même croyance religieuse, il dissout le Parti Kemite pour créer, en 2004, la Tribu Ka : Tribu des Kemites Atoniens. Celle-ci ne rassemble que des Kemites, se revendiquant de l’héritage de l’Égypte ancienne et croyant au dieu Aton.

L’organisation, qui demeure la même que celle du parti précédent, se radicalise et prend la forme d’une micro-communauté, quasi militaire.

Elle est dissoute le 28 juillet 2006 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, et devient la première organisation noire interdite sous la Ve République.

La même année, il fonde Génération Kemi Seba (GKS).

Suite à de multiples condamnations, il est jugé le 8 février 2007 et condamné à cinq mois de prison, dont trois avec sursis, pour incitation à la haine raciale et violence. C’est pendant sa détention à la prison de Bois-d’Arcy (78) qu’il se convertit à l’islam.

Son message demeure le même en substance, mais s’affine pour parler d’ethno-différenciation.

Ses prises de parole publiques étant de plus en plus difficiles, car constamment harcelé par la police et les RG, Kemi Seba écrit le « Politik Street Show », qu’il joue à plusieurs reprises  au Théâtre de la Main d’Or, en septembre 2007.

En 2008, la justice interdit Génération Kemi Seba. Ce dernier fonde alors un nouveau parti dont il devient le secrétaire général, le MDI : Mouvement des Damnés de l’Impérialisme.

Celui-ci est ouvert à tous les militants dissidents, Noirs, Blancs et Arabes. Par stratégie et par provocation, il annonce sa candidature à la Mairie de Sarcelles (95) avec comme slogan : « Sarcelles 2008, par les urnes ou par les armes ».

En 2009, il est recruté par Malik Zulu Shabazz, ex-bras droit de feu Khalid Abdul Muhamad, comme porte-parole de la cellule française du New Black Panther Party.

En 2010, après l’immobilisation du MDI et une assignation à résidence, Kemi Seba publie un recueil de poèmes, Ma’at Ikh-s Philosophie.

Malgré son interdiction de quitter le terriroire français, il décide de rentrer définitivement en Afrique, au Sénégal, où il réside maintenant depuis près de trois ans.

La même année, il crée une radio : Afro Insolent. Très vite, il est sollicité dans de nombreuses universités d’Afrique de l’Ouest, pour continuer à délivrer son message et sensibiliser les étudiants au panafricanisme révolutionnaire.

En avril 2013, il publie Supra-Négritude, récit autobiographique dans lequel il développe son concept : autodétermination, antivictimisation, virilité du peuple.

Très apprécié sur le continent, Kemi Seba est, depuis 2013, chroniqueur sur 2STV, chaîne appartenant à Elhj Ndiaye, pour le talk-show politique hebdomadaire le Grand Rendez-Vous.

 

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